Nouvelle orientation de l’offre à La Fontanelle

La Fontanelle dit au revoir à Adrienne Chollet-Stettler, présente depuis douze ans auprès de ses jeunes pour accueillir Tania Coulon, art-thérapeute en dramathérapie.

LaFontanelle Adrienne Chollet Stettler

Après trois ans passés à La Fontanelle comme éducatrice, puis douze ans comme art-thérapeute orientée art plastique, Adrienne Chollet-Stettler se lance dans une nouvelle aventure professionnelle. Très appréciée pour son engagement et la finesse de son approche auprès des jeunes, elle a travaillé avec les garçons, mais surtout avec les filles, selon les besoins qui se sont manifestés au fil des ans. Sa proposition thérapeutique s’intégrait bien au programme du foyer filles. La quintessence de son travail consistait à mettre l’adolescent·e en lien avec ses ressources personnelles : « la pratique de l’art plastique favorise l’expression d’émotions profondes et très intimes » souligne-t-elle. « Je me souviens spécialement d’une jeune-fille qui réalisait des œuvres très sombres au début de l’accompagnement, exprimant sa souffrance. Ses émotions sont remontées au fil de ses créations, laissant la place à des sentiments de plus en plus apaisés. Un jour, devant une de ses réalisations particulièrement lumineuse, elle s’est elle-même émerveillée de son cheminement. » L’énergie et la qualité qu’Adrienne a mises pour donner des outils favorisant la connaissance de soi resteront un souvenir fort pour toute l’équipe, qui lui souhaite une bonne continuation dans ses nouveaux choix de vie.

 LaFontanelle Tania Coulon

La Fontanelle a le plaisir d’accueil­lir Tania Coulon, art-thérapeute orientée drama­thé­rapie. À travers cette spécialisation, l’institution donne une orientation complémentaire à l’approche de soin par l’art. La dramathérapie est l’utilisa­tion intentionnelle des concepts de la drama et du théâtre à des fins thérapeutiques. C’est une forme de thérapie active, expérientielle et réflexive qui intègre la pensée, l’émotion et l’action. Elle aide les jeunes à inclure leurs expériences émotionnelles, cognitives et physiques. Tania bénéficie d’une longue expérience de cette proposition faite aux jeunes, qu’elle a déjà pratiquée avec des adoles­cent·e·s en difficulté, ou encore des migrants en situation post-traumatique. Elle apprécie cet instrument de l’art-thérapie, car il favorise la rencontre, met en action sous une forme ludique, engage le corps dans le mouvement et permet aux jeunes de déposer une couche après l’autre. Elle attache de l’importance à la collaboration et se réjouit de travailler en équipe. Bienvenue parmi nous Tania ! Propos recueillis par Anne Kleiner

 

Propos recueillis par Anne Kleiner

 

AUTRES ARTICLES SUR LA PANDÉMIE ET LE SECTEUR ÉDUCATIF

Retour aux publications