«À mon arrivée à La Fontanelle, je redoutais de vivre en communauté. J’avais peur des conflits et j’évitais de créer des liens. Mes problèmes, je voulais les régler toute seule. Mais peu à peu, j’ai pris confiance, voyant que les autres filles cherchaient aussi à s’en sortir...

 

Les éducateurs sont toujours là, prêts à nous aider. On peut vraiment parler avec eux. J’avais fait un sacré bout de chemin lorsqu’une nouvelle est arrivée au foyer : elle a foutu la merde, n’était d’accord avec rien, nous montait les unes contre les autres. Finalement, son placement s’est arrêté, après qu’elle ait entraîné plusieurs d’entre nous à fuguer, et donc à replonger. J’ai pas craqué, malgré les pressions, et aujourd’hui, je me sens plus forte.»

 

 Gérer la dynamique de groupe est une partie centrale du travail éducatif. Il suffit d’un élément perturbateur pour faire basculer l’ambiance, incitant à des comportements destructeurs. C’est un problème et parfois les jeunes en souffrent. En même temps, c’est une opportunité de travailler sur ce phénomène propre à la vie collective et à la nécessité de trouver sa place parmi les autres humains. Comme professionnels de l’éducation, nous identifions rapidement les jeunes qui se positionnent de travers et mettent en péril leur inclusion. Généralement, nous parvenons à les aider à améliorer leur approche du groupe mais, lorsque les dominants ont trop à perdre, le rapport de force devient une source de conflits et la situation peut alors gravement dégénérer. Dans ce cas, nous recourons à des ressources extérieures.


Extrait du rapport d'activité 2018

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