Anne*, maman de Mila*, de Fribourg

Lorsque ma fille était en hôpital psychiatrique, j’avais peur à l’idée qu’elle soit entourée de personnes avec les mêmes problèmes qu’elle. Avec La Fontanelle, je n’ai pas ressenti cette crainte.

En découvrant l’endroit et le projet pédagogique, j’ai tout de suite été rassurée et ai fait confiance aux éducateurs et au cadre imposé dans le foyer. Cette confiance, je crois l’avoir transmise à ma fille, qui considère son expérience là-bas comme quelque chose de positif. Je suis très favorable à cette vie en communauté. J’ai toujours trouvé qu’un sport d’équipe apportait plus qu’un sport individuel, par exemple. Entre elles, les filles s’entraident et se permettent mutuellement d’avancer.

De plus, le rythme imposé par La Fontanelle et les différentes tâches qu’elles doivent accomplir dans la maison les responsabilisent. Je reconnais avoir surprotégé Mila durant une période, alors que j’aurais peut-être dû l’encourager à affronter la réalité. Ce qui est fait est fait. En tant que parent, on essaie toujours de faire au mieux. Au final, c’est le foyer éducatif qui lui apprend ce que je n’ai pas réussi à lui transmettre lorsqu’elle en avait besoin. 

Si Mila semble accepter les règles de La Fontanelle, je remarque qu’à la maison, elle a tendance à oublier ce qu’elle a appris au niveau de l’entraide. Mon défi est donc de garder un cadre chez nous, tout comme il en existe au foyer.

Même si j’ai parfois peur qu’une fois sortie de La Fontanelle, Mila se sente seule, loin de ses amies avec qui elle a tissé de véritables liens, je retiens de cette vie en communauté un magnifique apprentissage qui la rendue plus forte. Je pense qu’il est temps qu’elle sorte et qu’elle affronte la vie. Et je suis sûre qu’elle y arrivera, munie de plus d’outils qu’avant, grâce à La Fontanelle.

* Prénoms d'emprunt

 

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