Mouna Gay-Balmaz

Une enfance entre la Palestine et Vernayaz, un séjour en Inde dans le mouroir de Kalighat fondé par Mère Teresa, puis à la Cité de la joie, le parcours de Mouna Gay-Balmaz est atypique. Il explique les riches et nombreuses cartes que possède cette éducatrice pour aider les plus cabossés. Mouna Gay-Balmaz se ressource dans le désert ou dans la création artistique, deux passions qu’elle utilise comme outils éducatifs. Bien que sensibilisée très tôt par les questions sociales – son père travaille notamment aux Prud’hommes, elle reste longtemps indécise quant à son futur professionnel : seule certitude, elle veut travailler de ses mains, sur le terrain. « J’ai eu de la chance dans mon parcours personnel, j’ai pu compter sur les bonnes personnes au bon moment. Je pense que cela a influencé mon choix de travailler auprès des jeunes. » Et le feeling avec eux est très bon : « Ils sentent que j’ai eu un parcours proche du leur, je pense. Je suis exigeante avec eux par respect, et ils le comprennent. J’utilise l’humour pour désamorcer les tensions ». L’humour fait d’ailleurs partie des valeurs essentielles à ses yeux, comme l’engagement et la loyauté. Des valeurs partagées par La Fontanelle, et c’est une des raisons qui a motivé la Valaisanne de quarante-sept ans à rejoindre l’institution, après quinze ans d’activités au foyer Rives du Rhône, mais aussi des expériences à Bethraïm (Cugy) et avec le Tribunal valaisan des mineurs. « J’ai besoin d’une structure où l’humain et la quête de sens sont au centre. J’aime accompagner les jeunes au quotidien, et c’est ce que je peux faire à La Fontanelle ». L’approche systémique la séduit également. Mouna apprécie son arrivée à Mex : « j’y ai trouvé une cohésion, une équipe bienveillante et motivée, c’est rassurant et entraînant ».